Réévolution

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Le temps de la réflexion

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mercredi 17 janvier 2007

Vénus

Vénus

Elevation

Au-dessus des étangs, au dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui changent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins;

Celui dont les pensers, comme les alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !


Charles Baudelaire.

jeudi 16 novembre 2006

Cadre, petits points et autres alignements

La miss

"La « non-disparition de la poésie », nous rappelle Philippe Beck, tient au « besoin d’entendre un discours musical » dont « l’humain ne peut se passer », parce que seul son discours (celui de la poésie) « marie le sentiment et la mathématique du sens ». Si donc la poésie est toujours un phénomène futur, ce n’est pas (ou pas seulement) parce qu’elle serait capable de se glisser parmi les arts du spectacle, c’est parce qu’elle est aussi bien philosophie que musique – art du sens et pas seulement art tout court. L’avenir de la poésie n’est ainsi pas dissociable de ce possible majeur qui la voit – c’est là son actualité intempestive – être une forme de philosophie ; être, toujours, « poésie pensante »." Jean-claude Pinson

Et ceci